L'actualité fiscale - Septembre 2015

 

LOI "MACRON" POUR LA CROISSANCE, L' ACTIVITE ET L' EGALITE DES CHANCES 


 

Après plus de six mois de débats parlementaires et trois recours à l’article 49-3 de la Constitution, la Loi pour la Croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, dite « Loi Macron », a été définitivement adoptée.

Elle a été publiée au Journal officiel le 7 août 2015.

Parmi les mesures fiscales adoptées, on retiendra principalement :

 

L’ASSOUPLISSEMENT DES REDUCTIONS IR ET ISF POUR SOUSCRIPTION AU CAPITAL DES PME


 

Harmonisation des cas de non-remise en cause de l’avantage fiscal :

RAPPEL : le bénéfice de la réduction d’impôt IR pour souscription au capital des PME est subordonné à la conservation des titres pendant 5 ans. A défaut, il est procédé à une reprise des réductions d’impôt obtenues. Ce principe connait à ce jour plusieurs exceptions légales limitativement énumérées : décès, invalidité ou licenciement du contribuable, liquidation judiciaire de l’entreprise et donation des titres avec reprise de l’engagement de conservation.

De nouvelles exceptions à la reprise de la réduction d’impôt IR sont ajoutées par la Loi, afin d’harmoniser la réduction IR « Madelin » pour souscription au capital des PME sur la réduction « ISF-PME » et de légaliser des exceptions déjà admises par l’Administration fiscale.

Ainsi, les opérations suivantes ne conduisent plus, sous conditions, à la remise en cause de la réduction d’impôt :
Fusion ou scission,
Annulation des titres pour pertes,
o Cession stipulée obligatoire  par un pacte d’associé ou d’actionnaire,
o Offre publique d’échange (OPE).

  Durée minimale de maintien au capital réduite à sept ans

RAPPEL : Pour les souscriptions effectuées depuis 2010, les réductions d’impôts IR et ISF sont remises en cause en cas de liquidation totale ou partielle de la Société avec remboursement d’apports aux souscripteurs intervenant dans les 10 ans de la souscription.

Afin d’encourager l’investissement des « business angels », la Loi abaisse cette durée minimale de maintien des capitaux à sept ans.

Le délai de sept ans s’applique aux remboursements effectués à compter du 8 août 2015.

 

L’ADOPTION DU « SURAMORTISSEMENT » EN FAVEUR DE L’INVESTISSEMENT PRODUCTIF


La mesure, déjà applicable depuis le 15 avril dernier compte tenu de son intégration dans la base Bofip intervenue dans une mise à jour du 21 avril 2015, est légalement adoptée.
 
L’avantage fiscal (dit « suramortissement ») prend la forme d’une déduction du résultat imposable d’un montant égal à 40% de la valeur d’origine de certains biens limitativement énumérés, que les entreprises acquièrent ou fabriquent à compter du 15 avril 2015 et jusqu’au 14 avril 2016.

La mesure a fait l’objet de commentaires lors d’une conférence réunissant la Direction de la législation fiscale et les experts-comptables, tenue le 29 juin 2015, lesquels ont été repris et explicités dans la Loi. Il est, notamment, à relever que :

- Le dispositif est cumulable avec  d’autres mesures de faveur (ZRR, ZFU, notamment),
- La mesure bénéficie au propriétaire juridique du bien, sauf en cas de crédit-bail et de location avec option d’achat où le bénéficiaire sera l’utilisateur,
- La date à retenir pour l’application du dispositif (uniquement applicable du 15/04/2015 au 14/04/2016) est la date du transfert de propriété,
- Le suramortissement est pris en compte pour le calcul des acomptes d’IS.

Pour plus de détail, nous consulter, notamment s’agissant des biens éligibles au dispositif.


L’ASSOUPLISSEMENT DU REGIME D’IMPOSITION DES IMPATRIES


Ce régime, déjà assoupli en 2005 et en 2008 est à nouveau aménagé afin de renforcer le dispositif en faveur des cadres changeant de poste dans les cinq ans suivant leur installation en France.

RAPPEL : Le régime des impatriés est applicable aux salariés et dirigeants de sociétés appelés de l’étranger à occuper un emploi dans une entreprise établie en France. Il consiste en des exonérations partielles d’IR sur certains revenus et s’applique jusqu’au 31 décembre de la cinquième année suivant celle de la prise de fonctions en France.

Désormais, le régime spécial d’imposition sera maintenu pour les cadres étrangers changeant de fonctions au sein de la même entreprise établie en France ou d’une autre entreprise, établie en France, appartenant au même groupe.

 

LA CREATION DE LA SOCIETE DITE « DE LIBRE PARTENARIAT » POUR LA GESTION D’ACTIFS


Grâce à cette mesure qui s’apparente à la création d’une « partnership » à la française, la Loi Macron a l’ambition de relancer un des secteurs clés de la finance en France : la gestion d’actifs.

La Loi complète le Code monétaire et financier afin d’ajouter la Société en commandite simple à la liste des formes sociales que peuvent d’ores et déjà prendre les fonds professionnels spécialisés, à savoir la SICAV et le fonds commun de placement (FCP). Lorsqu’ils seront constitués sous forme de Société en commandite simple, ces fonds seront alors dénommés « Société de libre partenariat » (SLP).
La Société sera assimilée au plan fiscal à un fonds professionnel de capital investissement (FPCI) ce qui devrait permettre à ces véhicules d’être mis en œuvre rapidement, le régime fiscal des FCPI étant bien connu des investisseurs institutionnels français et étrangers.

Les mesures juridiques et sociales issues de la Loi « Macron » seront commentées en détails dans nos prochaines actualités,  Actualité Juridique et Actualité Sociale, qui seront accessibles sur notre site : http://www.sygnatures.com/actualites/.

 


ORDONNANCE DE SIMPLIFICATION DES OBLIGATIONS DECLARATIVES


 

L’ordonnance, publiée le 19 juin dernier, confirme plusieurs mesures déjà annoncées d’allègement des obligations déclaratives.

 Harmonisation des dates de dépôt des déclarations de résultat et de CFE

Désormais, le délai de souscription des déclarations de résultats et de CFE est fixé au deuxième jour ouvré suivant le 1er mai.

 Création d’une déclaration unique dématérialisée pour les crédits et réductions d’impôts

Au titre des exercices clos à compter du 31 décembre 2015, sera instaurée une déclaration unique et dématérialisée pour les crédits et réductions d’impôt.
Cette mesure reste toutefois soumise à la parution d’un décret d’application.

 Suppression des déclarations IFU pour les distributions intragroupes

L’Ordonnance supprime l’obligation de produire un imprimé fiscal unique (IFU) pour les distributions intervenant entre sociétés membres d’un groupe fiscalement intégré. La mesure est applicable aux distributions mises en paiement depuis le 1er janvier 2015.

 Suppression de l’état de suivi de la valeur du mali technique de fusion

Cette mesure s’applique aux états joints aux déclarations de résultat des exercices clos à compter du 20 juin 2015.

Aménagement des modalités de déclaration des retenues à la source

Retenue à la source sur les bénéfices en France de sociétés étrangères
L’ordonnance modifie le délai de déclaration et de paiement de la retenue à la source applicable sur les bénéfices réalisés en France par des sociétés étrangères.
Désormais, ces obligations n’auront plus à être accomplies avant le 15 du mois suivant mais au plus tard le 15 du quatrième mois suivant la clôture de l’exercice (et le 15 mai pour les clôtures au 31 décembre). Ces nouvelles règles sont applicables aux exercices clos à compter du 31 décembre 2015.

Retenue à la source de l’IR des non-domiciliés
La retenue à la source applicable sur certains revenus de source française perçus par des personnes domiciliées hors de France sera à déclarer et à payer, à compter du 1er janvier 2016, au plus tard le 15 du mois suivant le trimestre civil au cours duquel a lieu le paiement des revenus par l’entreprise (au lieu du 15 du mois suivant le paiement à l’heure actuelle). 

 


LUTTE CONTRE LA FRAUDE ET LES MONTAGES ABUSIFS


De nouvelles publications de l’Administration sur les pratiques qu’elle considère comme abusives.

 

PUBLICATION D’UNE « CARTE DES PRATIQUES ET MONTAGES ABUSIFS »


Le Ministère des finances a publié le 1er avril 2015, une carte des pratiques et montages abusifs qui recense 17 schémas fiscaux que l’Administration juge non conforme au droit.
Cette démarche d’information préventive s’accompagne d’une incitation à la régularisation volontaire, dans cette démarche, les « repentis » ne se verraient pas appliquer systématiquement les pénalités.

 

La rubrique, qui devrait régulièrement être complétée, vise notamment à ce jour :

- La minoration fictive de l’assiette de l’ISF,
- La perception de salaires sur un compte bancaire ouvert hors de France et non déclaré,
- Les rétro-commissions au profit du dirigeant d’une entreprise française,
- L’abus de convention fiscale par interposition de structures masquant le bénéficiaire effectif d’une redevance de marque,
- La réorganisation de l’actionnariat afin d’éviter la retenue à la source sur dividendes,
- Certains « management package ».

La carte des pratiques et montages abusifs est consultable en ligne sur le site du Ministère de l’économie et des finances : http://www.economie.gouv.fr/dgfip/carte-des-pratiques-et-montages-abusifs.

 

COMMUNIQUE DE LA DGFIP CONCERNANT LA FRAUDE TVA DE TYPE « CARROUSEL»


RAPPEL : La fraude « carrousel » est une fraude à la TVA organisée, qui consiste selon des modalités diverses à ne pas reverser au Trésor la TVA facturée et encaissée auprès d’une autre entreprise.

La fraude de type « carrousel » ne peut fonctionner que si une entreprise acquitte la facture délivrée par une société carrouseliste. Pour cette raison, la Loi permet de sanctionner l’entreprise qui savait ou ne pouvait ignorer que, par son acquisition, il participait à une fraude.
Plusieurs entreprises ont, à ce jour, fait l’objet de rehaussement à ce titre.

Afin de permettre aux entreprises de détecter les fournisseurs « à risque », susceptibles de les entrainer dans une fraude « carrousel », l’Administration publie une liste d’indices devant les alerter.

 Caractéristiques du fournisseur :

• N° de TVA intracommunautaire invalide : à vérifier sur site de la commission européenne :
http://ec.europa.eu/taxation_customs/vies/?locale=fr,
• Société de création récente, inconnue au registre du commerce et des sociétés ou en cours d’immatriculation,
• Changements statutaires successifs, récents, non expliqués par la situation économique de l'entreprise,
• Société réalisant des opérations sans rapport avec son activité habituelle ou celle mentionnée dans ses statuts,
• Absence de publication des comptes,
• Société intervenant dans des secteurs sensibles aux fraudes à la TVA de type carrousel : secteurs des composants électroniques, téléphonie mobile, matériel électro-ménager, hi-fi et vidéo, textile, métaux précieux, etc.,
• Société située à une adresse de domiciliation, en France ou à l’étranger,
• Nombre de salariés et moyens matériels sans rapport avec les pratiques usuelles du secteur concerné.

 Transaction, contrat et facturation :

• Prix de la transaction anormalement inférieure au prix du marché,
• Numéro de téléphone sur liste rouge ou simple numéro de fax mentionné sur la facture,
• Absence d'indication de contact commercial ou contact difficilement identifiable,
• Démarchage par un apporteur d’affaires pour une mise en relation avec des fournisseurs inconnus,
• Absence de relations directes avec le gérant statutaire,
• Libellé très succinct de la facture,
• Importance du montant de l'acompte par rapport au montant total facturé ou absence d'acompte alors que le montant facturé est élevé,
• Absence de délai laissé pour le règlement,
• Absence de documents relatifs à la livraison des marchandises,
• Circuit de facturation différent du schéma de livraison.

 Modalités de règlement :

• Absence de compte bancaire, utilisation d’une plate-forme de paiement alternatif ou compte bancaire à l'étranger,
• Insistance à un règlement en espèces,
• Insistance à un paiement très rapide,
• Adresse du fournisseur portée sur la facture différente de celle du destinataire du paiement (cas d'indication des coordonnées bancaires pour virements).

Communiqué DGFiP Juin 2015, accessible depuis le site : http://www.economie.gouv.fr/dgfip/prevention

 

APPORT D’USUFRUIT TEMPORAIRE DE TITRES DE SCI DECLARE ABUSIF


Le comité de l’abus de droit vient de juger abusif l’apport de l’usufruit temporaire de parts de SCI à une société civile soumise à l’IS (CADF, avis 2014-33 du 29/01/2015).

RAPPEL : Ce type de montage permettait d’éluder l’impôt foncier pendant plusieurs années, tout en permettant de constituer un patrimoine chez le nu-propriétaire qu’il recouvrait intégralement en franchise d’impôt au terme de l’usufruit.

Le comité a considéré que la société bénéficiaire de l’apport avait été constituée « à la seule fin de déterminer abusivement les résultats imposables de la SCI selon les règles de l’IS et de les assujettir, tout aussi abusivement, à cet impôt, en bénéficiant, au surplus, du taux réduit de 15% prévu en faveur de certaines PME ».

Si vous avez mis en place un montage de ce type, n’hésitez pas à nous consulter.

 


COMMENTAIRES ADMINISTRATIFS


 

DISPENSE DE TAXE POUR LES RESIDENCES SECONDAIRES EN VENTE 


 

RAPPEL : Depuis 2014, les communes concernées par la taxe sur les logements vacants peuvent majorer de 20% la taxe d’habitation des résidences secondaire. Toutefois, un dégrèvement est prévu en faveur des personnes qui ne peuvent affecter le logement à leur habitation principale pour une cause étrangère à leur volonté.

L’Administration précise que sont visés les logements mis en location ou en vente au prix du marché et ne trouvant pas preneur ou acquéreur.

 

REUNIONS SPORTIVES BENEFICIANT DU TAUX DE TVA A 5,5%


 RAPPEL : Depuis le 1er janvier 2015, l’impôt sur les spectacles est supprimé pour les réunions sportives. Corrélativement, ces manifestations ont été soumises à la TVA au taux réduit de 5,5%. 

L’Administration précise la notion de réunion sportive dont les droits d’entrée peuvent bénéficier du taux réduit. Sont concernées, les sommes payées par les spectateurs pour assister aux manifestations sportives organisées ou autorisées par une fédération sportive.

 

Lorsque le taux réduit n’est pas applicable, les spectacles, jeux et divertissements concernés sont soumis au taux normal. Tel est le cas des courses de chevaux et de chiens, des spectacles de catch, des tirs aux pigeons et des courses de taureaux. 

 

REFORME DES PLUS-VALUES SUR VALEURS MOBILIERES


L’Administration a publié de façon définitive ses commentaires relatifs à la réforme des plus-values de cession de valeurs mobilières applicable depuis le 1er janvier 2014.

En dépit des nombreuses critiques formulées par les praticiens, sont notamment confirmées :

- L’application des abattements pour durée de détention aux moins-values de cession,
- La non-application des abattements sur les plus-values réalisées avant le 1er janvier 2013 placées en report d’imposition,
- L’exigence, s’agissant de l’abattement renforcé pour les cessions de PME de moins de 10 ans applicable aux holdings animatrices, que la société holding et chacune de ses filiales ne soient pas issues d’une opération de concentration, d’une restructuration, d’une extension ou d’une reprise d’activités préexistantes.

 

EXONERATIONS TEMPORAIRES DES DONATIONS DE TERRAINS A BÂTIR ET DE LOGEMENTS NEUFS


RAPPEL : La Loi de finances pour 2015 a introduit deux dispositifs temporaires d’exonération pour les donations de terrains à bâtir et de logements neufs.

L’Administration commente ces deux régimes incitatifs sur sa base Bofip (BOI-ENR-DMTG-20-20-20). Les principaux apports de ces commentaires sont les précisions suivantes :

  • Les donations ne peuvent pas porter sur des titres sociétés, notamment SCI, détenant des terrains à bâtir ou des immeubles neufs.
  • En cas de rehaussement de l’Administration de la valeur déclarée du bien transmis, si le montant d’exonération n’a pas été intégralement utilisé, la valeur ainsi rehaussée ne saurait ouvrir droit à un complément d’exonération.
  • L’acte de donation doit faire apparaître le montant de l’exonération pratiquée et le solde du plafond global d’exonération restant disponible.

 

MECENAT D’ENTREPRISE


 

RAPPEL : Les dépenses que les entreprises exposent pour des opérations de mécénat ouvrent droit à une réduction d’impôt de 60% de leur montant, dans la limité de 5‰ du chiffre d’affaires.

L’Administration, dans une mise à jour récente du Bofip, précise ce dispositif. Sont définies, notamment, les modalités de prises en compte des dons effectués dans le cadre d’un abandon de recettes et la valorisation des dons en nature.

 

INTEGRATION FISCALE « HORIZONTALE »


RAPPEL : Pour les exercices clos à compter du 31 décembre 2014, le régime d’intégration fiscale a été aménagé afin de permettre la création d’une intégration horizontale entre sociétés sœurs françaises, filiales à 95% au moins d’une entité mère établie en U.E.

L’Administration commente ce nouveau régime sur sa base Bofip (BOI-IS-GPE). Sont notamment à relever les points suivants :

  • L’établissement stable d’une société européenne peut, sous conditions, être membre du groupe,
  • La détention de la société étrangère par l’entité mère non résidente peut être indirecte,
  • Dans certains cas, la détention temporaire à 95% du capital de la mère est permise et n’entraîne pas la cessation du groupe,
  • Le dispositif d’imputation des déficits sur une base élargie peut s’appliquer aux opérations d’absorption et de scission.

 

 


BREVES


 

DOMICILE FISCAL EN FRANCE D’UN RETRAITE VIVANT DE SA PENSION A L’ETRANGER


Le Conseil d’Etat vient de juger qu’un contribuable vivant à l’étranger mais dont l’unique source de revenu est constituée par une pension de retraite versée par un organisme français, doit être regardé comme ayant conservé en France le centre de ses intérêts économiques et, à ce titre, comme étant fiscalement domicilié en France (CE, 17/06/2015 n°371412).

 

PUBLICATION DE LA CONVENTION FISCALE AVEC L’ANDORRE


La convention fiscale franco-andorrane signée en 2013 vient d’être publiée. Ses dispositions prennent effet de manière générale à compter du 1er janvier 2016.

Outre, différents dispositifs anti-abus, la convention prévoit un taux réduit de retenue à la source de 5% pour les intérêts et redevances et de 15% ou 5% pour les dividendes.

 


 AGENDA


 

DECLARATION DES LOYERS DES LOCAUX PROFESSIONNELS : ECHEANCE FIXEE AU 15 SEPTEMBRE


 

 

Les entreprises soumises à un régime réel d’imposition sont tenues de déclarer à l’Administration fiscale le montant des loyers versés au titre de la location des locaux commerciaux et professionnels, au plus tard le 15 septembre 2015.

L’Administration a prévu un imprimé spécifique, le formulaire « DECLOYER » qui sera annexé à la déclaration de résultats et sera transmissible uniquement par la procédure EDI-TDFC.
La date limité de dépôt de la déclaration est fixée au 15 septembre, étant précisé qu’aucune sanction ne sera appliquée en 2015.

A noter que s’agissant des entreprises soumises à l’IS, l’échéance du 15 septembre 2015 ne concerne que les entreprises dont l’exercice est clos entre le 31 décembre 2014 et le 15 juin 2015. Pour les entreprises dont l’exercice est clos postérieurement au 15 juin 2015, la déclaration devra être souscrite dans les trois mois de la clôture, comme la déclaration de résultats.

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